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Bosnie. Petite contrée quelque part entre montagne et mer. Sans véritable accès à la mer. Sans véritable montagne. Entre forêt alpine et plateau méditerranéen. Entre empire d'occident et d'orient, entre catholiques et orthodoxes, mais aussi bogomiles, juifs… et musulmans, bien sûr. La Bosnie, c'est un peu de tout cela, un peu rien de tout cela. C'est beaucoup plus
Pays ? Province ? Ou mosaïque de couleurs bigarrée ? Depuis combien de siècle, de millénaire, ce petit territoire, à la croisée des zones d'influences de l'Ouest et de l'Est, mais aussi du Nord et du Sud, est-il ballotté au grés des grandes marée de l'histoire ?
Partir en Bosnie, pour moi, c'était déjà partir au delà des clichés habituels qu'on à d'ici, sur qui est loin, là-bas, au-delà de l'horizon. La Guerre. La Main Noire. Le tempérament " balkanique ". Les luttes d'influences que ce font les grands de ce monde en manipulant des peuples entiers les uns contre les autres... au résultat trompeusement baptisé de
balkanisation. Mais, pour être honnête, quand Elo m'a
proposée de l'accompagner, je dois bien avouer que je n'avais rien de tout cela en
tête en partant vers ce là-bas. Je n'avais aucune idée de ce que j'allais y découvrir et cela m'arrangeait. Il faut un regard vierge pour découvrir. Car partir en Bosnie, c'est faire la rencontre de femmes et d'hommes, un brin désabusés mais patients. Sinon souriant, au moins le regard est clair et avenant, en attente de quelque chose. D'un meilleur. D'un avenir. D'une vie tout simplement. Aller en Bosnie c'est un peu vouloir saisir quelque chose du mystère des femmes et des hommes qui fait que, toujours, un plus un fait beaucoup plus que deux…
Pat
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